Je ne consomme que la viande d'animaux traités humainement.

Au delà de la pétition de principe, très peu de consommateurs ont véritablement connaissance des pratiques d'élevage, de transport et d'abattage des animaux dont ils consomment la chair. Il est économiquement impossible d'élever des milliards d'animaux dans des conditions acceptables. Il est illusoire de penser qu'aucun abus ne sera commis sur des êtres dont le statut est celui d'objet, la fonction de produire et le destin de mourir dès lors que le rentabilité l'exigera.

La communication autour de la viande « heureuse » s'adresse en réalité au consommateur. Il s'agit de rendre moralement plus acceptable, sous le vernis de la « bien-traitance », un choix de consommation éthiquement problématique car consistant en une violence évitable.

Les animaux élevés de la plus « humaine » des manières restent traités et tués dans des circonstances qui constitueraient de la torture si des humains en étaient les victimes. Les partisans des droits des animaux considèrent qu'au delà des abus liés à la condition d'esclave, c'est l'esclavage et le statut d'esclave qui sont à remettre en cause. Tant que les animaux non humains seront considérés comme des biens meubles et des produits économiques, il y aura exploitation et nécessairement abus.

Malgré les vœux pieux, les normes du bien-être animal ont en fait chuté de manière spectaculaire au cours des dernières décennies. Nous exploitons aujourd'hui plus d’animaux non humains et d'une manière plus terrible et implacable qu’à aucun moment de notre histoire.

 

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